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MORPHOLOGIE ET RELIEF L'AHAGGAR est situé entre le 12° et le 25° parallèles de l'hémisphère Nord, à cheval sur le tropique du cancer. Il couvre une superficie d'environ 530.000 Km2 soit presque celle de la FRANCE (551.000 Km2).
Le TASSILI N'AHAGGAR est situé à environ 300Km au Sud-est de
TAMANRASSET, soit à une centaine de la frontière nigérienne. LE TASSILI
N'AJJERS est situé à environ 600 Km au Nord-Est de TAMANRASSET, soit
tout près de la frontière libyenne. L'AHAGGAR constitue le centre
orographique du SAHARA. Son aspect
ASPECT GEOLOGIQUE DE L'AHAGGAR
II apparaît comme un massif cristallin limité par une enceinte
Tassilienne gréseuse. Ce massif cristallin précambrien (de l'Ere
Primaire) se compose de quartz, de calcaires, de gneiss et de schistes.
Les schistes cristallins sont souvent masqués par des phénomènes de
migmatisation qui aboutissent à des roches d'allure granitique. Ces
granités forment la majeure partie du substratum de l'ATAKOR. Un bel
exemple en est
QUELQUES PRECISIONS SUR LES ROCHES VOLCANIQUES DE L'ATAKOR
Les principales variétés de laves rencontrées sont: Les BASALTES, roches
gris sombre ou noires. Les PHONOLITES et TRACHYTES. Les PHONOLITES (les
dalles et les lauzes de "phono" tintent sous le choc du marteau) sont en
principe des roches verdâtres mais sur des échantillons exposés à l'air,
il apparaît souvent une pellicule superficielle de teinte blanchâtre et
d'aspect crayeux. Les TRACHYTES sont plus claires, grises ou jaunâtres.
Ces laves sont dites acides. Les basaltes dominent largement en volume
et représentent plus de 80% des laves de l'ATAKOR. D'ailleurs, ce sont
les laves les plus répandues dans le monde entier. Très fluides au
moment de leur émission, elles pouvaient donner des coulées longues et
minces. A l'opposé, les laves acides étaient plus visqueuses et donc
s'étalaient moins. Nous verrons plus loin comment ces différences de
viscosité se traduisent dans le paysage. Précisons ici que la viscosité
d'une lave dépend de sa composition chimique et d'autres facteurs tels
que la teneur en éléments volatiles et la température. Autres caractères
intéressants à signaler: -Le débit en prisme des coulées et de beaucoup
d'aiguilles, dû à la contraction thermique au moment du refroidissement
de la lave. -Les cavités sphériques visibles au flanc de certains
pitons, anciennes poches
CHRONOLOGIE ET NATURE DES ERUPTIONS L'ATAKOR couvre une surface d'environ 2.500 Km2. Les laves qui le constituent reposent sur un socle ancien. L'histoire du volcanisme couvre une vingtaine de millions d'années et peut être subdivisée en 3 phases:
1- La phase la plus ancienne, d'âge
Miocène (Ere Tertiaire) est caractérisée par d'importantes éruptions
basaltiques. Des coulées nombreuses sont largement étalées, à partir de
centres d'émission dispersés sur des surfaces planes, faiblement
inclinées. Dans la partie périphérique du massif, les coulées empilées
les unes sur les 2 - Une deuxième phase d'activité volcanique s'est produite tout à fait à la fin le l'Ere Tertiaire; elle s'est localisée dans la partie du massif où le socle a été le plus surélevé. C'est elle qui confère au paysage ses traits les plus fantastiques, avec ses nombreuses aiguilles de trachyte et phonolite. Nous allons y revenir en détail.
3 - L'activité volcanique se poursuit au
Quaternaire et donne à nouveau des basaltes. On observe de petits
volcans, souvent bien conservés, formés de scories et de cendres qui
s'accumulent en strates inclinées. Les cratères sont parfois "égueulés";
c'est le cas du TAMENZAST TAN-AZEDJ, à 4Km à l'Ouest des gueltas d'AFILALE,
bien visible depuis la piste TAM-ASEKREM. Les coulées issues de ces
volcans ont été |
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EXEMPLES D'APPAREILS VOLCANIQUES DE LA PHASE 2 (dômes et aiguilles) Comme nous l'avons fait remarquer plus haut, les laves "acides" (phonolites et trachytes) ont une viscosité élevée et, de ce fait, ont tendance à former des dômes peu étalés, des coulées épaisses et relativement courtes, voire de simples extrusions en aiguilles.
Voici quelques exemples caractéristiques : - TAHAT,
ASEKREM, TAMAHAGUENI, HADEDOU : Ces montagnes sont formées par
l'accumulation et aussi un certain étalement latéral de laves
phonilitiques. Elles sont de l'ordre de 12 MA. Par suite de l'érosion,
leur morphologie a disparu. Elles sont en effet entourées de grandes
nappes d'éboulis dont certaines semblent être d'anciennes moraines.
Point culminant de l'AHAGGAR (et d'ALGERIE), le TAHAT est le plus
volumineux de ces appareils. - AKAR, ADRIANE : Ce sont des extrusions
accompagnées d'une coulée. Dans le premier cas, la coulée s'est répandue
tout autour d'un point d'émission; à ADRIANE, elle ne s'est étalée que
d'un seul côté. -OUL, ESSA : Extrusions en forme de dôme. L'étalement de
la lave est moindre qu'à AKAR-AKAR ou à ADRIANE. -ILAMAN, TEZUIAG Nord
et Sud : Extrusions en forme d'aiguilles, caractérisées par un étalement
presque nul de la lave émise. Les appareils de ce type sont plus récents N.B. Cas de 11 IAREN (le fameux Pic Laperrine).Contrairement à ce que l'on pourrait croire, IHAREN n'est pas une véritable extrusion montée à l'air libre mais le remplissage de la cheminée d'alimentation d'un volcan maintenant érodé (terme technique : neck).
ASPECT GEOLOGIQUE DES TASSILI LE TASSILI N'AHAGGAR, LE TASSILI N'AJJERS ont une formation géologique commune. La ceinture Tassilienne est formée d'un plateau gréseux avec un rebord interne appelé tassili interne et formé de grès inférieurs et un rebord externe appelé tassili externe, formé de grès supérieurs; le rebord interne étant celui tourné vers l'AHAGGAR. Ces grès horizontaux forment un plateau entaillé par l'érosion. Ils reposent sur les schistes du soubassement précambrien. C'est ce que les géologues appellent la "discordance Tassilienne". Ce sont des grès tendres s'offrant à l'érosion qui les sculpte en strates, champignons ou autres cathédrales de pierre. C'est ainsi que se forment les dunes qui sont une des particularités des TASSILI (comme le fameux ERG ADMER, océan de dunes du TASSILI N'AJJERS près de DJANE1). La plupart d'entre elles datent d'une dizaine de milliers d'années. Ce ne sont pas des témoins du fond d'une ancienne mer comme on le croit encore parfois, mais des masses de sable accumulées par le vent et provenant des roches désagrégées. Bien qu'ayant une formation géologique commune, les TASSILI offrent cependant une certaine variété par suite de la composition différente des grès (ce qui donnera notamment des sables plus ou moins rouges suivant les lieux) et leur état plus ou moins avancé de démantèlement.
TASSILI N'AHAGGAR
Au Sud de l'AHAGGAR, l'enceinte Tassilienne est totalement disloquée-
Des masses de grès émergent ci et là, séparées parfois par plusieurs Km
de reg ou de tenere. Ce sont tous des grès inférieurs. Ces vestiges
gréseux sont disposés sur une vingtaine de Km et parfois fortement
ensablés. Il est à noter que l'altitude des TASSILI diminue
TASSILI N'AJJERS
II s'étend du FEZZAN (Libye), à la vallée de l'Oued IGHARGHAR. C'est le
plus compact des TASSILI. Sa largeur varie entre 60 et 150Km, son
altitude moyenne est de 1.200m. C'est la limite Nord Orientale de l'AHAGGAR.
Il n'est pas facile de le décrire en quelques lignes: par endroits, il
offre des surfaces unies, sans grand relief, ailleurs, les grès sont si
curieusement découpés qu'ils prennent un aspect ruiniforme ou
ressemblent à des aiguilles ou à des champignons. Par contre, les
vallées présentent toutes les mêmes caractères: ce sont des carions
étroits , profondément creusés dans les grès, dont les parois peuvent
atteindre 100 à 200 m de hauteur.
Sur son rebord méridional, le TASSILI N'AJJERS a été affecté par un
important système volcanique -le massif de l'ADRAR- qui a surélevé la
région de plusieurs centaines de mètres; ses différents appareils
éruptifs ont couvert les grès de laves, de scories et de bombes dans un
rayon de plus de 50 Km, débordant même largement
HYDROGRAPHIE DU SAHARA CENTRAL Les oueds prennent presque tous naissance dans l'AHAGGAR qui est la zone de répartition des eaux. Deux rands oueds quaternaires, l'Oued IGHARGHAR et l'Oued TAMANRASSET drainent les eaux de l'Ouest et du Nord de l'AHAGGAR. L'Oued TIN TARABIN et l'Oued ZAZER entraînent les eaux des versants Sud et Sud-Est vers le TAMESNA (NIGER). L'Oued TAFASSASSET entraîne celles des versants Est vers l'AIR (NIGER). Le caractère commun à ces bassins est d'aboutir dans des cuvettes sans issue vers la mer. Ce fait, propre à toutes les régions sahariennes, montre à quel point le régime a dû toujours être irrégulier, suffisamment fort à un moment donné pour que les eaux creusent de profondes vallées, mais ralenti ou nul à d'autres pour ne pouvoir garder et exploiter le terrain conquis, franchir les principaux obstacles et atteindre la mer. C'est la confirmation des intermittences de grande humidité et de sécheresse affirmées par les géologues.
Prenant leur source dans les montagnes de l'ATAKOR, les lits supérieurs
des oueds de l'AHAGGAR ont toujours un caractère plus ou moins
torrentueux, d'autant plus que par suite de la diversité des roches:
granités, quartzites, basaltes etc... les ruptures de pente sont
nombreuses et accélèrent le dévalement des eaux. Dans le
CLIMATOLOGIE
L'aspect désertique du SAHARA est attesté par divers auteurs de
l'Antiquité. Il est vraisemblable qu'à leur époque la sécheresse n'avait
pas encore atteint le degré qu'elle connaît aujourd'hui puisque le
cheval était la principale monture des nomades. Mais les ERGS et les
REGS étaient déjà formés et les rivières avaient le caractère
intermittent qu'on leur connaît de nos jours. L'existence des hautes
pressions, dans la région des Açores, qui s'étend sur le SAHARA et en
éloigne les nuages, est la principale raison de la rareté des pluies. En
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